Visiter la capitale du Cambodge à Phnom Penh

Phnom Penh

La plupart de ceux qui se rendent au Cambodge ont une destination spécifique en tête : Siem Reap et les temples d’Angkor. C’est sans doute l’objectif des milliers de touristes qui visitent chaque année l’un des sites religieux les plus impressionnants du monde. Pour beaucoup, leur voyage au Cambodge s’arrête là. Ils n’envisagent même pas de visiter la capitale du pays, Phnom Penh. La raison ? Ils ont entendu tellement de fois que la ville est sans valeur, inintéressante et dangereuse qu’ils l’oublient.

Une brève histoire de Phnom Penh !

Nous vous proposons ici quelques notes succinctes sur l’actuelle capitale du Cambodge. Suffisamment pour comprendre comment elle est aujourd’hui et pour découvrir le triste passé de l’histoire cambodgienne.

  • Elle est devenue la capitale du Cambodge au XVe siècle, lorsque Angkor a été abandonnée au profit de l’enclave de Phnom Penh, propice au commerce fluvial sur le Mékong.
  • Le commerce a enrichi la ville, mais à peine un siècle plus tard, elle est devenue une zone tampon entre le Vietnam et la Thaïlande, des royaumes rivaux qui ont fini par détruire complètement la ville au 18e siècle.
  • En 1863, le Cambodge est devenu un protectorat français. Ce sont les Français qui ont conçu le nouveau Phnom Penh, divisé en quartiers. Ils ont érigé d’importants monuments qui sont restés un héritage colonial lorsque le Cambodge a retrouvé son indépendance en 1953.
  • Le roi Sihanouk a régné pendant quelques années, une ère de tranquillité, mais il a été renversé en 1970, alors que la capitale Cambodge comptait environ 500 000 habitants.
  • La guerre du Vietnam a balayé le Cambodge, provoquant la fuite de la population rurale vers la capitale, qui comptait environ trois millions d’habitants au milieu des années 1970.
  • La dictature des Khmers rouges a forcé des centaines de familles à retourner à la campagne. Des milliers de personnes ont été tuées et, pendant cette période, Phnom Penh n’a jamais compté plus de 50 000 habitants.

Si vous souhaitez y passer quelques jours, obtenez plus d’informations en consultant le site officiel du pays.

Palais royal ou Grand Palais et temple Wat Phnom !

Le Palais royal, également connu sous le nom de Grand Palais, est le temple le plus important de la ville. Le complexe se compose de neuf bâtiments, dont la pagode d’argent, la salle du trône et le temple du Bouddha. Une promenade autour du site s’impose, car il est situé dans un cadre privilégié, avec plusieurs jardins dans lesquels vous pourrez vous promener pendant votre visite.

Le Grand Palais a été construit au XIVe siècle dans un style cambodgien et français. Dans la pagode d’argent, vous pourrez voir son célèbre sol, recouvert de plus de 5000 carreaux d’argent.

En ce qui concerne les règles d’entrée dans le palais royal, sachez que dans certains de ces bâtiments, il est interdit de prendre des photos, comme dans la pagode d’argent. Vous devez également garder les épaules couvertes et opter pour des pantalons longs pendant votre visite.

Le temple Wat Phnom est situé au sommet d’une colline dans un parc près de Sisowath Quay. La date exacte de sa construction n’est pas connue, mais on estime qu’il a été construit au XIVe siècle. L’accès au temple se fait par une longue et populaire volée de marches.

Le temple lui-même fait 27 mètres de haut et pendant votre visite, vous pourrez vous promener dans les jardins qui entourent le complexe. Il s’agit d’un lieu de rassemblement très courant pour les habitants, ce qui vous permettra de vivre une expérience plus authentique.

Le monument de l’indépendance et les champs de Choeung Ek !

Le monument de l’indépendance est un monument commémorant l’indépendance du Cambodge vis-à-vis de la France, qui a eu lieu en 1958. Ce monument a été conçu par l’architecte cambodgien Vann Molyvann.

En vous promenant dans le centre ville, vous rencontrerez le monument de l’indépendance entre le boulevard Norodom et le boulevard Sihanouk. Vous le reconnaîtrez car il comporte un stupa en forme de fleur de lotus. Ce monument est le lieu des célébrations annuelles de l’indépendance du Cambodge.

Les champs de la mort de Choeung Ek sont situés à 15 kilomètres du centre de Phnom Penh. C’est là que les prisonniers de la prison S21 étaient emmenés pour être tués – pour cette raison, ces champs de la mort sont également connus sous le nom de « Killing Fields ».

Si vous visitez la prison S21 (musée du génocide), des tuk-tuks vous conduiront aux Champs de la mort à votre sortie. À votre arrivée, vous verrez un stupa bouddhiste qui abrite les crânes de plus de 8 000 personnes dans une vitrine. Vous verrez aussi les fosses communes et l’arbre magique, rempli de bracelets dédiés aux victimes (qui y ont été tuées).

Comme le musée du génocide, il est déconseillé aux enfants de le visiter car il peut être choquant. Néanmoins, si vous êtes intéressé par l’histoire de la ville, c’est une visite très intéressante.

Faire du shopping dans les marchés de Phnom Penh !

En Asie, il est courant de trouver de nombreuses possibilités d’achat sur les marchés, et Phnom Penh ne fait pas exception. Si vous souhaitez découvrir comment et ce que les habitants achètent et obtenir quelques produits typiques à ramener chez vous, vous pouvez le faire sur l’un des marchés de la ville. Voici quelques-uns de ceux que nous vous recommandons de visiter :

  • Psar Tuol Tom Pong (marché russe)
  • Psar Thmei (marché central de Phnom Penh)
  • Marché de Tuol Tom Poung
  • Marché de nuit de Phnom Penh