Phnom Penh

Phnom Penh

Phnom Penh est la capitale du Cambodge, située dans la moitié sud du pays, au confluent du Tonlé Sap et du Mékong. Un million cinq cent mille Phnompenhois vivent sur les 290 km² du territoire de la municipalité de Phnom Penh. Administrativement, c’est également une province du Cambodge et Keb Chutema en est le gouverneur actuel.

Devenue capitale du Royaume à l’époque de l’Indochine française, Phnom Penh était surnommée la « Perle d’Asie » dans les années 1920. Fondée en 1434, la ville s’est beaucoup développée sous l’impulsion de la France laissant en héritage nombre de bâtiments à l’architecture européenne et coloniale, notamment le long des grands boulevards. Aujourd’hui, c’est la ville la plus peuplée du Cambodge ainsi que son centre économique et politique.

Son histoire

Cependant ce ne fut pas avant 1866 sous le règne de Norodom Ier que Phnom Penh devint le siège permanent du gouvernement, et que le palais royal fut construit. Cela marqua le commencement de la transformation de ce qui était essentiellement un village en une grande ville, les colonisateurs français agrandissant le système de canaux pour contrôler les terres humides, construisant des routes et un port. Depuis cette époque, la ville présente un impressionnant nombre d’édifices à l’architecture art-déco, dont certains malheureusement en piteux état, et de nombreuses villas coloniales.

Dans les années 1920 et jusqu’en 1970, Phnom Penh était connue comme la perle de l’Asie. Tout au long des quatre décennies suivantes elle continua de s’agrandir avec la construction d’une voie de chemin de fer jusqu’à Sihanoukville et de l’aéroport international de Pochentong. En avril 1967, le Premier Ministre de Singapour Lee Kuan Yew effectua une visite d’État et fut impressionné par la beauté et le développement de Phnom Penh ; il confia à son hôte Norodom Sihanouk :

« j’espère qu’un jour ma ville ressemblera à la vôtre »

et recommanda à ses Ministres de s’inspirer de son modèle de développement.

Guerre et terreur

Pendant la guerre du Viêt Nam, le Cambodge, y compris Phnom Penh à partir de 1970, fut utilisé comme base par l’armée Viêt cong, et des milliers de réfugiés de tout le pays envahirent la ville pour fuir les combats entre les troupes gouvernementales, les vietcongs, les troupes du sud Viêt Nam et leurs alliés et les Khmers rouges. Pendant les cinq années de guerre civile du gouvernement de Lon Nol, la ville fut enclavée, puis assiégée et bombardée par les troupes communistes. Les ravitaillements ne furent rendus possible que par des convois le long du Mékong provenant du Sud-Vietnam, et l’aéroport de Phnom Penh Pochentong.

En 1975 la population atteignait deux millions. La ville tomba sous la coupe des Khmers rouges du Kampuchea démocratique le 17 avril, le jour de la nouvelle année cambodgienne, et fut évacuée de force ; ses résidents devaient partir travailler sur des fermes rurales en tant que nouveaux citoyens, ou nouveau peuple, ainsi désignés parce que considérés comme nouveaux arrivants par rapport à ceux qui habitaient déjà la campagne.

En une journée, la ville fut vidée de la quasi-totalité de ses 2 millions d’habitants, et laissée à l’abandon pendant 3 ans, 8 mois et 20 jours.

L’école Tuol Svay Prey fut transformée par les forces de Pol Pot en prison et en centre de torture S-21. C’est désormais le musée Tuol Sleng qui, avec Choeung Ek, quinze kilomètres plus loin, est un mémorial à ceux qui périrent du fait de ce régime.

Phnom Penh une ville en plein développement

La ville connait depuis peu un développement anarchique, ne respectant aucun plan d’urbanisme. De nombreux bâtiments et édifices publics de l’époque coloniale tels que les Brasseries et Glacières de l’Indochine (BGI), le Commissariat Principal de Police, l’ancienne prison T-3, furent vendus et démolis et remplacés par des constructions récentes. La ville a ainsi beaucoup perdu du charme qui la caractérisait. En 2012, elle ne possède aucun moyen de transport public.

Les récentes années de 2005 à 2009 ont été une période d’euphorie et de spéculation immobilière. De nombreux projets immobiliers ont le vu jour depuis cette période. Des bâtiments de plus de 30 étages sont maintenant construits en centre ville, bouleversant les perspectives des grands boulevards coloniaux.